De retour des mondiaux, Eric Dargent plein d’énergie pour les championnats de France handisurf !

Il s'en est fallu de peu pour qu'Eric Dargent se hisse en finale des championnats du monde handisurf, qui se sont déroulés fin septembre en Californie. Classé 5ème dans la catégorie « surf debout », le Provençal revient sur « ses » mondiaux... et se tient prêt pour les championnats de France !

Quelles sont tes impressions après ces premiers mondiaux handisurf ?
Je suis très content. A titre personnel, j'ai le sentiment d'avoir tout donné. J'ai réussi à surfer aussi bien que possible, sans stress. Je tiens à saluer le travail de la Fédération française de surf, qui a été très pro au niveau de la logistique et en nous mettant à disposition des coaches pour la préparation physique et mentale. De son côté, l'Association internationale de surf a mis en place une énorme structure pour organiser cet événement, digne du circuit professionnel. Chacun a pu s'exprimer dans les meilleures conditions.


Les « grosses » vagues n'étaient pas vraiment au rendez-vous. Pas de regrets ?
Malheureusement, on n'y peut rien. C'est sûr que les vidéos de surf sont toujours plus spectaculaires, car on peut attendre le bon jour, la bonne vague pour faire des prises de vues impressionnantes. Le jour de la compétition, on fait avec les conditions qui se présentent. Surfer sur des petits vagues est toujours plus difficile pour l'équilibre, surtout avec un handicap. Cela fait partie du challenge alors on s'adapte. Mon seul regret, c'est vis-à-vis du monde extérieur au handisport, car certains pourraient avoir l'impression que « les handis ne surfent que de petites vagues », ce qui est faux.

Comment était l'ambiance au sein de l'équipe de France ?
Nos handicaps, nos âges et nos caractères étaient différents mais nous avions tous le même bonheur d'être là. Il y a eu un vrai esprit d'équipe, une réelle cohésion dans le groupe. Tout le monde était au bord de l'eau pour encourager celui qui était en train de surfer. Je crois que cela a donné à chacun de nous une grosse envie de continuer, de progresser et d'améliorer encore le matériel.

 

 

 

Qu'est-ce qui t'as le plus impressionné sur place ?
C'est le nombre de participants qui m'a le plus marqué. Avec près de 70 handisurfeurs venus de 18 pays, il y a eu un vrai engouement pour ce premier championnat du monde. Tout le monde a vraiment eu l'impression de vivre un moment historique. Il y avait beaucoup de rencontres et de chaleur humaine entre les athlètes : on s'est « battus » pour gagner, mais avec des sourires, des accolades. Cela m'a beaucoup touché et à mon niveau, j'ai plus que jamais envie de faire avancer les choses. J'en profite pour remercier mes partenaires, PROTEOR et BTC Orthopédie, car tout seul ce ne serait pas possible.

Tu resignes pour l'an prochain ?
Oui ! Je ne suis pas un compétiteur dans l'âme, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à participer. Ce qui m'a plu et impressionné, c'est aussi de voir tant de gens enthousiastes, avec des handicaps très différents, se démener pour adapter leur surf et pouvoir pratiquer leur passion.

Participeras-tu aux championnats de France handisurf, qui auront lieu à Biarritz le 23 octobre prochain ?
Oui, et j'espère que ce sera complet, que tous ceux qui vivent avec un handicap pourront y participer ! J'ai vraiment envie que ce soit un grosse fête, qui attire beaucoup de curieux, d'autant plus que la Fédération française de surf s'est portée candidate pour organiser les championnats du monde en 2017.

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